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Blanchiment d’argent et arnaques liées à la réexpédition

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Blanchiment d’argent et arnaques liées à la réexpédition

par John Rossheim
Rédacteur en chef chez Monster

Les candidats seraient bien avisés de se rappeler de l’expression : « l’argent sale recherche toujours le chemin le plus facile », lorsqu'ils effectuent des recherches dans le cyberespace – un marché d'emploi et de données personnelles de faible interaction.

Lorsque le crime organisé et les petits escrocs cherchent à transférer des fonds et des biens volés et à soutirer de l'argent à des complices involontaires, les sites de recrutement sur Internet sont des supports de plus en plus utilisés, déclare Saskia Rietbroek, Directeur exécutif de l'association des spécialistes certifiés de lutte contre le blanchiment d'argent (ACAMS, Association of Certified Anti-Money Laundering Specialists), à Miami.

Une attention particulière est toutefois portée sur le blanchiment d’argent et les arnaques liées à la réexpédition, car ils peuvent tromper les candidats et les transformer en criminels.

Malgré la surveillance des publications des offres d’emploi, les candidats doivent savoir se protéger par eux-mêmes. Cela peut être décourageant. Certaines agences gouvernementales hésitent même à conseiller les consommateurs sur la façon de se protéger contre ces arnaques en constante évolution. « Nous ne sommes pas prêts à dire où nous en sommes concernant ce problème », a déclaré un porte-parole du réseau de lutte contre les crimes financiers (Financial Crimes Enforcement Network) du Ministère de l'Économie et des Finances américain.

Où sont les arnaques
Les candidats doivent savoir reconnaître les arnaques les plus souvent utilisés sur Internet pour piéger des complices involontaires et des victimes. Certains argumentaires frauduleux sont publiés sous forme d'offres d'emploi. D'autres escrocs envoient à leur victime un e-mail non-sollicité, contenant le plus souvent de nombreuses fautes d’orthographe. Par exemple : « Nous avons consulté votre CV sur [site d'offres d'emploi reconnu] et avons décidé de vous proposer un poste au sein de notre entreprise. » Ils utilisent parfois une technique appelée spoofing (usurpation d'identité). Cette arnaque vise à faire apparaître un e-mail contenant un lien vers une offre frauduleuse comme un véritable e-mail provenant d’un site de recrutement reconnu.

Escroqueries liées au blanchiment d’argent
Le blanchiment d’argent sur Internet « est un énorme problème » déclare Susan Grant, Directrice de la surveillance de la cybercriminalité (Internet Fraud Watch) de la ligue nationale de protection des consommateurs (National Consumers League) à Washington, DC. « Dans le cas des arnaques aux faux chèques, les personnes perdent plusieurs milliers de dollars en un clin d'œil. »

Les blanchisseurs d’argent créent souvent des publications d'offres d'emploi indiquant qu’ils recrutent des citoyens américains pour « effectuer des paiements » ou « faire des virements », car étant étrangers, ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes. Ces communications contiennent parfois des erreurs de grammaire, mais peuvent également contenir des parties très bien rédigées provenant d'offres publiées par des employeurs légitimes.

Si le candidat répond à l’annonce frauduleuse, l'escroc répondra immédiatement, affirmant au candidat qu’il est la personne idéale et lui proposera un poste. L'escroc demandera ensuite à sa victime son numéro de compte bancaire ou d’autres données personnelles. « Aucune personne légitime ne vous embaucherait pour utiliser vos compte bancaire personnel pour effectuer ces démarches » dit S. Grant.

Si les victimes coopèrent, leur compte bancaire personnel sera utilisé pour transférer des chèques volés ou frauduleux. Elles espèrent ainsi conserver un pourcentage sur les paiements en suivant les instructions de l'escroc. Si l'arnaque implique des fonds légitimes, les victimes ne pourront jamais garder les fonds. En fait, les victimes de blanchiment d’argent pourraient être tenues responsables par leur propre banque de remises de chèques sans provision.

« L’argent transférée par les victimes provient presque toujours d'un vol, et par conséquent, ces personnes commettent un délit de vol », écrit Pam Dixon dans un rapport pour le forum de confidentialité mondiale(World Privacy Forum).

Et souvenez-vous : « Si toute personne sensée aurait posé des questions et que vous ne l’avez pas fait, vous encourrez 20 ans de prison », indique Rietbroek.

Réexpédition frauduleuse
Pour les réexpéditions, ou renvois postaux, les victimes d'arnaques se sont généralement vu offrir un travail à domicile, impliquant le ré-emballage de biens volés -- souvent des produits électroniques – et leur réexpédition, en dehors des Etats-Unis la plupart du temps. Les escrocs demandent à leurs victimes de payer eux-mêmes les frais d’expédition, et les remboursent avec compensation, à l'aide d'un chèque sans provision.

Non seulement les victimes ne seront pas remboursées, mais elles pourront être poursuivies pour arnaque à la réexpédition, être obligés de rembourser les frais d'expédition voire même le coût des biens achetés en ligne avec la carte de crédit volée.

Comment les victimes peuvent être pénalement responsables ? Pour commencer, elles ont manipulé des biens volés et suivi les instructions des escrocs pour faire de fausses déclarations sur le formulaire des douanes américaines, si elles ont réexpédié ces colis à l'étranger.

Si vous êtes impliqué
Pensez-vous que vos données personnelles ont été volées ou être impliqué dans une arnaque de blanchiment d’argent ou de réexpédition frauduleuse ? Fermez tous vos comptes bancaires et créditeurs susceptibles d'être compromis, demandez régulièrement votre rapport de solvabilité et rapportez vos suspicions aux autorités et au site de recrutement utilisé par les escrocs. Si une action ou une omission de votre part vous a amené à enfreindre la loi, prenez conseil auprès d’un avocat.