Références

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Des recommandations de tiers peuvent faire briller une candidature et rendre une décision en votre faveur plus facile. Mais qui se prête à être une personne de référence et à quoi faut-il faire attention ?

Celui qui est à la recherche d’un travail sait à quel point cela est exigeant. Une lettre individuelle, un CV sans faille, des certificats brillants - rien que la constitution du dossier de candidature n’est pas pour ceux qui doutent. Celui qui a accepté cette première difficulté sur le chemin menant au nouveau job est au moins dans la course - mais encore loin du but. En général, pour une offre de poste, il y a plus d’une douzaine de candidats. Il s’agit alors de se démarquer positivement du reste de la concurrence. Des références peuvent être utiles.

Des références par écrit

D’après Wikipedia, une référence est un jugement qualifiant d’une personne de confiance. Dans les pays anglo-saxons, il est répandu d’ajouter aux dossiers de candidature ce qu’on appelle des lettres de références ou de recommandation. Un peu comme des certificats de travail, celles-ci sont des jugements par écrit. Mais à la différence des certificats de travail, les lettres de références ne sont pas rédigées par le service du personnel mais par des personnes qui étaient ou sont en contact professionnel direct avec le candidat.

En Suisse : les coordonnées de la personne de référence suffisent

En Suisse en revanche, il est d’usage de ne donner dans le dossier de candidature que les coordonnées des personnes de référence afin que le futur employeur puisse demander des renseignements. C’est auprès de ces personnes que le responsable du personnel se renseigne au cours du processus de candidature sur le comportement professionnel et les qualifications du candidat.

Pour le responsable du personnel et les supérieurs, les références constituent une aide pour la décision à prendre. Les candidats faisant partie de la première sélection peuvent ainsi être réexaminés et confirmés - dans le sens positif comme dans le sens négatif. « Les références jouent un rôle important », trouve également Yvonne Acrémann, responsable du personnel à la maison d’édition Ringier à Zurich. « Nous voyons encore et toujours que lorsque l’on va chercher des références, des choses apparaissent dont le candidat n’a pas parlé mais qui sont très importantes. »

Les responsables du personnel attendent des personnes donnant les références des renseignements sur le candidat sur les points suivants :

  • Souvenir général du candidat
  • Description exacte de l’ancienne activité du candidat
  • Estimation du candidat en comparaison avec les autres collègues
  • Comportement du candidat par rapport aux employés, aux cadres et aux clients
  • Points forts et points faibles du candidat
  • Popularité auprès des collègues
  • Absences
  • Promotions
  • Raison du départ de l’entreprise
  • Est-ce que vous réemploieriez cette personne ?
  • Est-ce que vous croyiez cette personne capable d’assumer la tâche pour laquelle elle se présente ?



Les supérieurs sont les plus aptes

Pour les renseignements de référence, ce sont les supérieurs actuels ou anciens qui sont le plus appropriés. Pour les petits nouveaux juste après les études ou l’école, on peut alternativement demander aux professeurs ou aux enseignants. En revanche, les collègues et les camarades de classe ou d’études ne conviennent pas en tant que donneur de référence.

Les clients d´ affaires ou les entraîneurs du club sportif ne sont pas très bien appropriés. Vérifiez bien que la personne de référence est bienveillante à votre égard et qu’elle dira des choses positives. En effet, il vaut mieux ne pas avoir de référence qu’en avoir une défavorable. Il est également important de prévenir les personnes à temps et de leur demander leur accord. Faites leur part des aptitudes qui sont particulièrement demandées pour le poste respectif et envoyez leur votre CV.

Ne communiquer les références que pendant l’entretien d’embauche

En ce qui concerne le placement des références, il existe deux possibilités : ou bien celles-ci sont mentionnées dans le CV et ajoutées directement au dossier de candidature. Ou bien elles sont remises plus tard dans le processus de candidature, sous forme de liste sur une feuille pendant l’entretien d’embauche. Dans une brochure avec des conseils pour les chercheurs d’emploi du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), on conseille de choisir la deuxième variante. Vous évitez ainsi qu’avant même l’entretien personnel avec le nouvel employeur, on aille chercher des informations sur vous.

Si des références sont explicitement demandées dans l’offre d’emploi, le SECO conseille dans sa brochure de mentionner celles-ci dans la lettre de motivation par la phrase suivante : « C’est avec plaisir que je vous donnerais des références lors d’un entretien personnel. » Yvonne Acrémann trouve également que ceci est un moyen élégant de ne pas révéler trop tôt des références. « Au bout du compte, des références contiennent toujours des informations sur des tiers que l’on n’aimerait pas exposer d’emblée dans une candidature. »

Nommer quatre personnes maximum

En règle générale, deux à quatre personnes de référence suffisent. Il faut indiquer le nom et le prénom, le numéro de téléphone actuel et la position du référenciant. Si celui-ci a changé d’entreprise entretemps, il est utile de mentionner dans quelle entreprise cette personne fut votre supérieur.

Pas de renseignement de référence sans l’autorisation du candidat

Il est bon de savoir que se renseigner de son propre chef ou donner des renseignements de référence sans la permission du candidat est illégal. Celui qui ne respecte pas cela enfreint la loi sur la protection des données. En règle générale, s´appliquent les mêmes règles pour un renseignement de référence que pour un certificat de travail : cela doit être véritable, clair, bienveillant et complet. On n’a pas le droit de dire quelque chose de contraire au certificat de travail ni de donner des informations sur la vie privée du candidat. Ne sont importantes que les informations sur la performance professionnelle ainsi que sur le comportement professionnel.

(Nicole Behnke / 02.06.2008 )