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Premier salaire : les conseils et les écueils à éviter

Premier salaire : les conseils et les écueils à éviter
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L’idée n’est pas de vous mettre trop la pression, mais sachez que votre première vraie négociation – celle de votre salaire – est cruciale pour la suite de votre carrière.


En effet, un salaire mal négocié au départ est une erreur difficile à corriger ensuite. Voici donc quelques atouts qui, mis sur la table au moment opportun, pourront vous permettre d’arrondir les angles… et votre salaire.

Atout n°1 : informez-vous au préalable

Il faut le savoir : certaines entreprises ne sortent pas de la grille de salaires établie, en particulier pour un premier emploi. Dans ce cas, vous pourrez difficilement négocier votre salaire.
L’important est de le savoir : il vous faut donc les bonnes informations. Avant votre entretien, vous devez recueillir autant de données que possible sur l’entreprise dans laquelle vous postulez. « Facile à dire », pensez-vous ? Aujourd’hui, grâce à Internet, c’est presque aussi facile à faire.
Qu’il s’agisse du chiffre d’affaires d’une entreprise ou des salaires pratiqués dans le secteur d’activité concerné, une recherche sur le Web devrait tout vous dévoiler. Rendez-vous dans les salons et forums de recrutement, sans négliger les magazines économiques, qui font régulièrement le point sur les grilles de salaires pratiquées. Exploitez également les réseaux sociaux et n’hésitez pas à formuler des questions précises sur les forums.

Atout n°2 : sachez renverser les rôles pour être plus à l’aise

Puisqu’il s’agit de votre première embauche, vous serez sans doute tendu, voire impressionné lors de l’entretien. Inutile de vous dire que ce n’est pas un état d’esprit favorable… Pas facile d’y remédier, mais une astuce peut vous aider : au lieu de vous focaliser sur le fait que vous voulez ce job, essayez de traiter votre interlocuteur comme un client dont vous êtes le fournisseur. Vous avez un bon produit à vendre - vous ! - et la personne qui vous fait face en a vraiment besoin : l’entretien se passera beaucoup mieux ainsi. Dans cet esprit, essayez de vendre les savoir-faire qui valorisent votre « produit » : la renommée de votre école, le rang de votre diplôme (mention, major de promotion…), votre maîtrise d’une ou plusieurs langues, etc.

Atout n°3 : laissez votre interlocuteur parler salaire avant vous

Même si vous en mourez d’envie, ne parlez pas salaire en premier. Posez des questions sur les responsabilités qui vous attendent, sur l’entreprise, son expertise, ses clients, sur vos futurs collaborateurs. Tout, mais pas le salaire. Quand votre interlocuteur se lance sur le sujet, de deux choses l’une : il vous propose plus que ce à quoi vous vous attendiez (pas le cas le plus fréquent !) ; ou bien sa proposition ne vous convient pas mais elle vous permet de mieux cerner votre marge de manœuvre pour négocier.
Cependant, si le recruteur insiste pour connaître vos prétentions salariales, ne lui donnez jamais un chiffre précis mais plutôt une fourchette de rémunération dont l’extrémité la plus basse reste quand même acceptable pour vous.

Atout n°4 : soyez à l’aise avec les chiffres

Attention : quand on parle salaire, il faut être précis. Montant mensuel ou annuel ? Si annuel, treizième mois inclus ou non ? Brut ou net ? Sachez que les salaires sont généralement exprimés en brut annuel, mais dans le doute n’hésitez pas à demander à votre interlocuteur de le préciser.
Certes, même sans avoir potassé le sujet, il y a peu de chances que vous confondiez un salaire annuel brut pour un montant net mensuel ! Mais plus vous serez à l’aise avec les chiffres, moins vous laisserez de marge à l’erreur et plus vous pourrez réagir rapidement à la proposition qui vous sera faite. Alors, entraînez-vous. Faites le calcul sur la fourchette de rémunération que vous souhaitez dans tous les cas de figure : montant mensuel ou annuel, avec ou sans 13e mois, en brut ou en net…
Bon à savoir : pour calculer un salaire net à partir d’un montant brut, vous devez soustraire entre 20% (pour les plus bas salaires) et 25% (pour les plus hauts salaires).

Atout n°5 : au lieu d’être déçu, soyez malin

Le salaire n’est pas le seul élément à prendre en considération. Beaucoup de grandes entreprises (et même des PME) font bénéficier leurs employés d’avantages sociaux intéressants : mutuelle généreuse, comité d’entreprise plein aux as, plan de retraite, épargne salariale, intéressement et/ou participation, etc. Dans ce cas, vous pouvez très bien lâcher un peu de lest sur la question du salaire, en vous rattrapant globalement sur ces éléments.
Ensuite, il existe d’autres avantages à négocier qui peuvent compenser votre salaire d’embauche : primes sur objectifs, formation, treizième mois, voiture ou plus modestement portable de fonction, flexibilité de vos horaires ou de vos vacances… Vous pouvez aussi discuter d’une prime de bienvenue, voire d’une augmentation dans six mois.
Dans tous les cas, deux points sont importants : d’une part, vous devez vous faire confirmer un accord par écrit et vous assurer qu’il soit bien annexé à votre contrat de travail ; d’autre part, mettez-vous d’accord avec votre interlocuteur pour reparler de la question du salaire après quelque temps passé dans l’entreprise, six mois étant une bonne échéance.

A vous de jouer ! 

( Source: Réseau Monster / Illustration: Andres Rodriguez, Fotolia.com)


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